Pourquoi la comparaison tue la liberté.

cropped-pexels-photo-1018425.jpegQui n’a pas un jour envié un ami, un collègue, un voisin, un frère, une sœur ? Aller, avouez ! Et oui, c’est un travers humain très fréquemment ressent mais rarement assumé. Nous avons souvent l’impression que la vie des autres est mieux que la nôtre. Et c’est alors que commence la litanie de tout ce que nous n’avons pas, de tout ce qu’ils ont fait de mieux que nous etc. Jusqu’à conclure que finalement leur vie est beaucoup mieux que la nôtre ! Et de développer un savoir-faire assez contre-productif : celui de se rendre malheureux soi-même et de créer pas mal de frustration.

En effet, la comparaison engendre forcément la frustration. Car oui, nous trouverons toujours quelqu’un de « PLUS » que nous : plus performant, plus riche, plus beau, plus heureux… STOP. Arrêtons ces comparaisons qui ne mèneront à rien de positif et commençons par nous regarder NOUS-MEME. Chacun d’entre nous est formidable et uniquement magnifique. Le problème c’est que peu d’entre nous le savent et nous sommes encore moins nombreux à en avoir la pleine conscience dans chaque instant de notre vie quotidienne. Il faut arrêter de penser que notre valeur dépend de celle qu’aurait ou n’aurait pas les autres. Notre valeur est dans chacune des cellules qui nous composent, dans chacun de nos gestes, dans chacune de nos émotions, dans nos comportements, nos attitudes aussi. Notre valeur est également dans tous nous loupés, nos échecs et surtout dans la capacité que nous aurons à les assumer et à les transcender. A accepter ce que nous sommes (un être imparfait) et à faire de notre vie un merveilleux chemin qui va nous faire grandir, en nous enrichissant de chaque instant (même des pires), qui va nous permettre de nous bonifier avec l’expérience et le temps. A développer cette géniale capacité à transformer le plomb en or et à capitaliser sur nos réussites, au lieu de ne voir que ce qui n’a pas fonctionné.

Se comparer aux autres, c’est à coup sûr faire son propre malheur mais c’est aussi entretenir une dépendance vis-à-vis du regard des autres. Comme si, seuls les autres étaient capables de reconnaître ou pas, notre propre valeur. La pression sociale forte qui véhicule, en permanence, des stéréotypes faisant office de modèles de réussite et de bonheur, distille en nous le poison du mal être. A vouloir, atteindre ces objectifs dictés par d’autres et   que nous pensons être le Graal du Bonheur, nous passons tout simplement à côté de qui nous sommes vraiment et de nos vrais désirs. Seuls VOS profonds désirs vous feront avancer, pas ceux que l’on vous soufflera d’avoir.

Aujourd’hui, je vous propose de partir à votre rencontre, de vous affranchir du regard des autres, de ce qu’ils penseront de ce que vous faites, de ce qu’ils en diront (entre nous, c’est leur problème, pas le vôtre).  Votre mission de vie est ailleurs, bien au-delà de tout ça. Et elle commence par apprendre à vous aimer, VOUS, l’être sublime que vous êtes, à vous féliciter, à être bienveillant à votre égard, à accepter vos limites. Oui, vous êtes un être limité. Et alors ? C’est cela qui fait toute la beauté de votre humanité, votre singularité et l’acceptation de cette réalité dans toutes ses dimensions, fera aussi toute votre force. Et apprenez à vous réjouir de la réussite des autres quelle qu’elle soit car celle-ci ne vous enlèvera rien si vous vous aimez suffisamment. Bien au contraire, elle vous nourrira de choses positives qui viendront enrichir votre vie. La joie, l’amour, le Bonheur, c’est contagieux, cela s’additionne et se partage. Se comparer, c’est penser que nous sommes les uns contre les autres (équation perdant/perdant), s’accepter au milieu des autres et accepter les autres tels qu’ils sont, c’est vivre les uns avec les autres et s’enrichir de ce qui nous semble bon pour nous (équation gagnant/gagnant)

Et vous toucherez alors du doigt, la très grande liberté et l’immense gratitude que cette posture de vie procure… Je compte sur vous pour y réfléchir et je vous aime.

 

Esthelle ROMARY